Bonsoir,
La digiscopie est beaucoup plus ancienne que 1999 !
En 2000, je publiais le "guide du naturaliste" (edition du Puits fleuri) dans lequel je parlais déjà de l'utilisation d'un apparail photo derrière une longue-vue...
Le livre a été publié en 2000, mais écris en 1998 et ce que je relatais était déjà utilisé depuis plusieurs années...
Pour la digiscopie, il s'agit d'un appareil numérique. Il est probable qu'avant 1999 des essais avaient été faits avec des boîtiers argentiques.
La série des Nikon Coolpix se développent en 1998/1999 avec les Coolpix 900 puis 990. J'ai acheté ce dernier en 2000. Il valait tout de même l'équivallent de 1500 euros!
J'avais fait à l'époque des essais sur longue-vue mais le résultat était loin de me satisfaire, en comparaison de ce que j'obtenais en argentique.
Mais ses capacités macro étaient remarquables.
J'ai moi aussi lu attentivement l'
article de Roland RIPOLL dans Nat'images.
C'est très détaillé et précis. Tout ou presque tout est dit sur cette technique.
Maintenant, il y a plusieurs paragraphes au milieu de la page 121 qui m'"interpellent".
Je cite le premier :
"Celà ne veut pas dire qu'on ne puisse pas faire de belles digiscopies. Mais une digiscopie sera belle non pas selon les critères habituels (cadrage, lumière, composition, contraste, etc.) mais parce qu'elle met bien l'oiseau en valeur. C'est le sujet qui est mis en avant pas le photographe. Question d'humilité... Le "Moi je" n'existe pas en digiscopie!"Est-ce que tous les digiscopeurs partagent ces idées ?
Je cite la suite :
"Si digiscopie veut dire "voir en numérique", le digiscopeur est là pour "donner à voir" ce qu'on ne verra jamais à l'œil nu : détails insoupçonnés, nuances du plumages, mimiques, poses adoptées par l'oiseau lorsqu'il ne sent pas en danger, etc. Il est, comme disait Paul Éluard de l'artiste, un "frère voyant". Je suis très attaché à ce mot, mais c'est une démarche peu comprise sur les forums!"Les "détails insoupçonnés", "nuances du plumages", etc peuvent très bien être saisis en photographie traditionnelle. Il suffit de travailler en affût pour obtenir une très grande proximité avec les oiseaux, comme pour
ce portrait de guépier fait il y a plus de 20 ans, voir même les détails du plumage comme sur
cette image de Noël Brion prise à l'affût sur un pinson posé à 20 cm!!! (article page 110 dans Nat'images n°1).
Par contre l'allusion au "frère voyant" de Paul Éluard, je n'ai pas très bien compris (?).
Dernière citation :
"Qu'on ne s'étonne donc pas de mes plans rapprochés, souvent à la limite du cadre. Gros plans que, sur les forums photo, les photographes me reprochent avec cette critique devenue agaçante à force d'être répétée : 'trop serré, trop centré"."Faire des plans très rapprochés est un choix défendable mais sous-entendre que c'est un peu une conséquence de la technique employée me convainc pas. D'autres digiscopeurs font des cadrages plus larges. De même j'ai déjà admiré
des digiscopies dynamiques de comportements comme la très belle série de Didier Cantin sur la Huppe fasciée.
La digiscopie ne se limite pas aux gros plans rapprochés, d'ailleurs les images illustrant ton articles ne sont pas toutes des plans rapprochés (grèbe, guépiers).
Bonnes fêtes à toi Roland et à tous les digiscopeurs!!!
Amicalement.
Jean-François