Merci BEAUCOUP GLaG. J'y vois plus clair, et j'ai l'impression de m'être pris la tête pour pas grand chose!
Ce n'est pas très compliqué (il n'y a que 3 paramètres, deux déterminant le troisième : nombre de pixels, dimensions, dpi) mais pas évident à expliquer par écrit :-)
Si mon imprimeur me demande du 300 DPI pour un 20x30, cela sous-entend que je m'occupe moi-même du rééchantillonnage, que je coche la case en question dans Photoshop (voir capture d'écran ci-dessus), et que j'implémente moi-même TOUT
Oui, là ce n'est plus de la technique mais de la psychologie :-)
Fondamentalement, tu as raison : si l'imprimeur veut vraiment du 300dpi en 20x30, il faut rééchantillonner le fichier, comme tu le dis.
Mais en pratique, le plus souvent, cette demande de "300dpi" est assez bidon. En effet le fichier sera *de toute manière* rééchantillonné par le pilote de l'imprimante (tirage jet d'encre) ou par le logiciel de mise-en-page (édition : livres, etc). Tu ne connais pas la résolution exacte d'impression, qui dépend énormément du matériel...
La demande de 300dpi signifie surtout deux choses :
- "envoyez moi un fichier avec assez de pixels pour une impression correcte" (on ne fait pas, ou mal, un 20x30 avec une image pour le web, et ce doit être le problème le plus courant chez les tireurs/imprimeurs)
- "indiquez 300dpi dans les métadonnées pour que mon logiciel de mise en page ne me signale pas un souci" : exemple vécu plusieurs fois avec des graphistes pas trop compétents ou qui n'avaient pas envie/le temps de s'embêter. On m'a en particulier déjà demandé de renvoyer un lot d'images "de résolution pas suffisante" : j'ai rien changé, juste forcé l'inscription d'un "300dpi" dans les métadonnées au lieu d'un "72dpi". ça m'a pris moins de temps à faire que d'expliquer pourquoi c'était idiot de le faire à mon interlocuteur...
Quand j'envoyais mes jpeg entiers en 72 DPI à mon imprimeur, la machine de ce dernier leur attribuait deux mesures, 20x30 cm et 300 DPI, et coupait dans la somme en pixels de l'image. Maintenant je peux lui éviter ce travail et peut-être même contrôler la compression de mon image moi-même pour qu'elle soit plus délicate!?
Normalement, un pilote d'impression bien conçu devrait pouvoir prendre une image de taille quelconque, sans indication de dpi, et la rééchantillonner au mieux en fonction du format demandé (par toi) et de la résolution (que lui seul connait) de la machine.
Tu feras forcément moins bien le travail que lui (puisque tu ne sais pas si la résolution de l'imprimante est 300dpi, ou 254dpi, ou 317, ou que sais-je...)...
Par contre, je pense aux albums en ligne dont on ne peut connaître les dimensions exactes des images imprimées, ceux-ci préconisent souvent un intervalle exprimé en DPI, j'en déduis que c'est plus un critère de qualité.
Oui...tu ne peux effectivement pas faire un travail "parfait" tout seul, tu ne connais pas la taille exacte de chaque image, ni la résolution de l'imprimante.
En revanche, en fournissant des images à leur taille d'origine le logiciel de mise-en-page puis celui d'impression doivent pouvoir, à la fin, donner un résultat correct en faisant le rééchantillonage eux-même (et en pratique heureusement, ça marche bien :-)).
Pour un livre, il me semble que ça se fait en trois temps :
- le photographe fournit au logiciel de mise en page des images à leur taille d'origine
- le logiciel de mise-en-page fournit un pdf à une résolution fixée à l'avance (300dpi, souvent), et pour cela va donc rééchantillonner les images, en diminuant leur taille le plus souvent (un fichier d'appareil de 10 mégapixels suffit pour fournir une image de format A4 ou 20x30 à 300dpi)
- le logiciel de l'imprimeur va adapter ce fichier de manière très précise aux caractéristiques de la machine (en particulier il ne me semble pas que les imprimantes jet d'encre soit exactement à 300dpi, mais je ne suis pas du tout spécialiste).